UN POINT SUR LES VAUTOURS

 

Vautour-photo michel accaryLes vautours, ces grands méconnus, mal-aimés et pourtant si utiles… De tous temps, le vautour a suscité des craintes, voire des peurs. Bien des bêtises ont été dites, bien des rumeurs ont été colportées, et continuent de l’être à son sujet… Plusieurs explications à cela : -D’abord son apparence massive et sombre, son envergure impressionnante (qui approche les 3 mètres), c’est l’un des plus grands volatiles observable sous nos contrées. -Ensuite son régime alimentaire : le vautour est nécrophage ; il se nourrit des cadavres des autres animaux et la présence de plusieurs oiseaux se disputant des lambeaux de chair lors de la curée donne lieu à des scènes de pugilat « terrifiantes ». Ces éléments ont forgé une « réputation » au vautour et l’ont associé à une image de la mort. Ajoutez à ce tableau le regard perçant et l’imposant bec crochu de l’animal et vous aurez de quoi alimenter toutes sortes de bavardages et de peurs sans fondement réel. Ne disait-on pas que « des vautours venaient voler des bébés dans leurs berceaux pour les dévorer »…

vautour percnoptère-photo michel accaryLA VERITE : Le vautour ne se nourrit que d’animaux morts ou malades, voire de placenta lors des mises-bas. Les informations mentionnant des « attaques » d’animaux sains (et à fortiori des humains) ne relèvent que du fantasme ou de la mauvaise foi ! Il est très important de rappeler que, contrairement à l’aigle ou d’autres rapaces, le vautour n’a pas de serres préhensibles : il est donc parfaitement incapable d’emporter une proie; de plus, c’est un oiseau craintif. Quant à son utilité, elle est pourtant évidente : le vautour joue un rôle considérable dans le nettoyage du milieu naturel en le débarrassant des cadavres d’animaux susceptibles de transmettre des maladies. La création de sites de nourrissage (à l’instar de la Drôme provençale et des Causses) serait d’un grand bénéfice, d’abord pour les éleveurs qui pourraient diminuer leurs charges liées à l’équarrissage (taxes, transport éloigné…), ensuite pour l’équilibre du milieu naturel (restes des animaux sauvages)…

La création de ces sites (conformes à la Réglementation Européenne) n’aurait pas pour conséquence la multiplication des vautours car une régulation naturelle s’effectue toujours. De surcroît, les éleveurs, les résidents et les collectivités locales auraient tout à gagner de l’impact touristique engendré par la présence et l’observation des vautours : les exemples sont probants dans les secteurs de Rémuzat ou des Gorges Jonte/Tarn. Concernant les 3 espèces de vautours : -Le vautour fauve -Le vautour moine -Le vautour percnoptère (migrateur) Et puis dans cette famille des vautours, n’oublions pas le gypaète barbu : voir dans ce site le lien de l’Association Asters qui vous dira tout, ou presque, sur cet oiseau mythique de nos sommets. Vous verrez également des photos de vautours fauve et moine dans le portfolio « A la conquête des cimes » de ce site.

Vautour fauve-photo michel accary

 

 

2 commentaires pour “UN POINT SUR LES VAUTOURS

  1. Gérard Glaize

    Bonjour Michel,
    J’ai eu l’occasion le mois dernier de rester 2 jours à Remuzat, pour voir et photographier ces vautours. Cette région de la Drome Provençale est absolument magnifique. Le rocher du Caire est un point d’observation extraordinaire pour voir ces vautours.
    Le spectacle de ces grand oiseaux en vol est quelque chose de magnifique. Il faut les avoir vu d’un site comme le rocher du Caire pour se rendre compte à quel point ceux-ci sont des champions du vol à voile.
    Amicalement,
    Gérard

  2. Michel Accary Auteur du post

    Bonjour Gérard,
    Merci pour ce commentaire très sympa. J’ai « un faible » pour les vautours du Rocher du Caire, même s’il y a d’autres endroits qui permettent de belles observations, dans les Causses et dans le Verdon (je ne connais pas encore les sites pyrénéens). Depuis quelques années je vais régulièrement dans ce coin de Rémuzat qui permet de voir de près (parfois très près) les vautours fauves (principalement) mais aussi des vautours moines (et plus rarement, en été, le percnoptère), j’ai aussi plusieurs fois vu apparaître un gypaète (deux fréquentaient régulièrement le site : « Tussac » et « Angelo » qui venaient du Vercors ; un projet de réintroduction est programmé dans un proche avenir) ; quelquefois on peut avoir la chance de voir un passage d’aigle. Et puis il y a aussi d’autres espèces remarquable : le tichodrome en hiver et le monticole de roche en été… Bref un immense plaisir pour les yeux…
    Bien amicalement,
    Michel Accary.

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